Le programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), a rendu public le 27 novembre son rapport annuel titré « Climat et pauvreté »
Le PNUD rappelle que le changement climatique est "peut-être la menace la plus grave qui ait jamais pesé sur l’humanité" et s’alarme, alors que "le monde a moins de dix ans pour inverser la situation", du fait que les pays riches, premiers émetteurs de gaz à effet de serre responsables du changement climatique, semblent ne pas réaliser l’urgence de la situation.
Le PNUD alerte sur la situation des plus pauvres, qui paieront le plus lourd tribut de l’inaction : les 40 % de la population mondiale la plus pauvre, soit environ 2,6 milliards de personnes, seront condamnés à un avenir comportant moins d’opportunités.
Le changement climatique accentuera encore les inégalités profondes entre les pays.
Le rapport du PNUD ajoute : "On ne peut pas laisser les plus pauvres du monde couler ou nager grâce à leurs seules ressources, tandis que les pays riches protègent leurs citoyens derrière les fortifications anti-climat".
Le constat du PNUD rejoint le diagnostic des Verts. L’écologie n’est pas un luxe de riches : les premières victimes seront les plus pauvres.
Ne rien faire, c’est laisser s’installer une situation d’apartheid planétaire.
Des dizaines de millions de réfugiés climatiques seraient plongés dans le désespoir pendant que les pays riches, les plus consommateurs d’énergie, se protégeront de la misère derrière des barbelés ?
La conférence mondiale de Bali s’ouvre le 3 décembre pour faire suite au protocole de Kyoto.
A tous les niveaux, il est possible d’engager le changement.