Samedi 15 Décembre 2007

Dangers sismiques à la centrale nucléaire de Fessenheim

Une étude suisse présentée par les cantons de Bâle et du Jura démontre que le risque sismique a été sous-estimé lors de la construction de la centrale nucléaire de Fessenheim.
Cette centrale est la plus ancienne centrale de France.
Cette étude confirme s’il en était besoin à quel point il est urgent de fermer dès aujourd’hui la centrale de Fessenheim.




Les écologistes demandent depuis plusieurs années d’en faire un site pilote pour le démantèlement des centrales nucléaires.
La fermeture de Fessenheim dès demain ne provoquerait aucune pénurie.
A l’échelon national, la production d’électricité est supérieure à la consommation, représentant les quantités produites par plusieurs centrales nucléaires.
Cette fermeture n’aurait pas non plus d’incidence à l’échelle locale.
Les besoins sont en effets couverts par la production hydraulique et renouvelable.
 
La fermeture ne peut plus attendre !

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Droits de l'Homme en France ?

Ces 15 derniers jours la France à fait preuve du pire qu’elle puisse donner comme signal :
acclamer Poutine, recevoir Khadafi, permettre à l’apôtre de l’homophobie (le député Vanneste) d’être adoubé par notre République... mais surtout donner l’ordre à deux reprises de réprimer les manifestations de révolte contre l’atteinte aux droits de l’homme dont fait preuve la Lybie, tout cela en France.
 
Les Verts s’inquiètent devant cette "posture" qui, réprimant la liberté d’expression contre un dictateur, ébranle les fondements même de notre démocratie.
Ils espèrent une réaction unie des démocrates en France pour faire face à ce danger qui menace dès à présent nos institutions.
Posted by Cerise at 11:46:36 | Permanent Link | Comments (0) |

Vendredi 14 Décembre 2007

Maïs MON810

Le décret d’application qui suspend la vente de maïs MON810 jusqu’au mois de février est une insulte à l’intelligence des Français et des écologistes.
A quoi sert l’interdiction pendant l’hiver de la vente d’une graine qui se sème au printemps ?


 

 


L'Alliance pour la planète quitte le processus de discussion sur les OGM

Lors de la première réunion du comité de préfiguration de la Haute autorité sur les OGM, l'Alliance pour la planète, ainsi que la Confédération Paysanne, ont décidé de quitter le processus de discussion engagé.
En effet, contrairement aux engagements pris en octobre à l'issue du Grenelle, le Gouvernement n'a pas activé auprès de la Commission européenne la clause de sauvegarde sur le Mon 810.
 
« La non activation de la clause de sauvegarde trahit l'esprit et les engagements du Grenelle. Nous ne cautionnerons pas un processus engagé sans concertation et en contradiction avec des décisions prises collectivement, y compris avec les représentants de la profession agricole. C'est la crédibilité et la légitimité du Grenelle qui se jouent ici! déclare en sortant de la réunion Arnaud Apoteker, de Greenpeace, au nom de l'Alliance. Seule la notification de la clause de sauvegarde auprès de la Commission européenne pourrait nous permettre de  réintégrer le processus de discussion. Compte tenu du nombre d'études parues depuis l'autorisation du Mon 810 en 1998, c'est tout à fait possible. Et il s'agit de la seule façon de montrer que la France a pris une position claire sur ce dossier ! »




Une loi qui légitime la contamination
Le texte de loi en préparation sur les OGM est un texte qui organise la coexistence sans résoudre aucun des problèmes qu'elle pose.
Or, la coexistence étant impossible, ce texte ne fera qu'organiser la contamination génétique à grande échelle.

Sa préparation sans consultation des ONG et la procédure d'adoption parlementaire choisie (l'urgence) ne permettront pas de l'amender dans un sens qui soit respectueux de l'environnement.
Le projet de loi doit mettre en place des mesures de protection conformément au mandat qui lui est dévolu par l'Union européenne, et respecte en particulier les principes suivants:
- primauté d'une agriculture et d'une alimentation sans OGM
- respect du « sans OGM »  en tant qu'absence effective d'OGM
- régime de responsabilité strict et sans faute, impliquant l'ensemble des opérateurs de la filière OGM, sur l'ensemble des préjudices directs ou indirects, immédiats ou différés, y compris lorsque la contamination ne vient pas d'un champ voisin et que son origine ne peut  être identifiée avec certitude
- respect du droit à l'information préalable et à la participation du public et des collectivités territoriales
- évaluation indépendante, transparente et pluridisciplinaire des OGM



Une Haute Autorité vendue aux semenciers
La composition de la Haute Autorité sur les OGM pose de très sérieux problèmes. « Tout semble avoir été décidé dans la précipitation :  son rôle, ses moyens et sa composition ne sont ni clairs ni pertinents, ajoute Arnaud Apoteker. Celle-ci devrait être paritaire, or la société civile y est sous représentée. Nous revendiquons une représentation par groupes ou organisations et non ad persona. Par ailleurs, la présence de représentants de l'industrie OGM, qui ne peuvent être à la fois juge et parties, est inadmissible. »



L'Alliance pour la Planète ne veut plus servir de caution à un processus de discussion qui ne tient pas compte des souhaits des citoyens français : garantir le droit et la liberté de produire et consommer sans OGM.

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Jeudi 13 Décembre 2007

Plan Licence : la réussite des étudiants est enfin une priorité

Valérie Pécresse a annoncé les premiers projets du plan "Réussite en Licence".

Grâce à la mobilisation étudiante, plus de la moitié des revendications de l'UNEF pour lutter contre l'échec ont ainsi été reprises par la Ministre.

Mais il reste encore des garanties à obtenir.

 
Ce plan a pour objectif de lutter contre l’échec en premier cycle,
de rapprocher les conditions d’études à l’université de celles des classes préparatoires et des grandes écoles,
et de permettre d’atteindre l’objectif de 50% d’une classe d’âge diplômée de licence.
 
L’UNEF avait demandé et obtenu la mise en place du chantier licence au mois de juin,
la mobilisation étudiante de ce début d’année a permis d’en accélérer l’application dès janvier et d’obtenir des moyens supplémentaires.
 

Plus de la moitié des revendications de l’UNEF pour la réussite en Licence ont été reprises par la Ministre. L’UNEF a notamment obtenu :
  • Une augmentation des volumes horaires (+ 5h hebdomadaire)
  • La pluridisciplinarité en Licence, pour éviter les spécialisations précoces et faciliter les réorientations
  • L’instauration de 2 heures de langues et d’1 heure d’informatique hebdomadaires pour tous les étudiants.
  • La limitation à 3 mois de la durée du stage obligatoire en 3ème année
  • La limitation des cours en amphithéâtres : ces derniers ne pourront pas dépasser les 20% du volume horaire total
  • Une affectation prioritaire des bacheliers professionnels et technologiques dans les filières STS et dans les IUT
  • L’augmentation des moyens sera prioritairement affectée aux établissements accueillants des publics en difficultés 
  • La mise en place d’une mission (confiée à M. Dizambourg) afin de réinstaurer un cadrage national des modalités d’examens et des intitulés de diplômes pour garantir l’égalité entre les étudiants

Des garanties et des approfondissements sont nécessaires
L’UNEF estime que certains points restent à éclaircir :
  • Si l’instauration d’un stage obligatoire peut être utile, l’UNEF demande que leur encadrement pédagogique ainsi qu’une rémunération soient garantis
  • Des cours de soutien obligatoires doivent être prévus pour tous les étudiants en échec dès leur entrée à l’université ou au cours du premier semestre
  • La pluridisciplinarité de la Licence doit être garantie, notamment par des modifications de l’arrêté Licence
  • Le « contrat de réussite » doit avant tout garantir les droits de l’étudiant en Licence (rendez-vous semestriel d’orientation, droits en matière d’examens…)
  • La mise en place de « modules de préparation à l’insertion professionnelle », afin que cette préparation constitue un enseignement à part entière (cours de droit du travail, préparation de CV, connaissance du monde du travail, … )

Absence de recrutements de personnels : un handicap majeur à la réussite des étudiants
L’UNEF demande à la Ministre de lever une importante interrogation.
Alors que l’amélioration de l’encadrement des étudiants fait parti des priorités du plan Licence, Valérie Pécresse n’envisage aucune création de postes supplémentaires d’enseignants et de personnels.
L’UNEF demande qu’un plan pluriannuel de création de postes accompagne ce plan Licence.

C’est une condition sans laquelle le suivi individualisé, l’augmentation du nombre d’heures de cours ou l’amélioration de l’orientation resteront de vaines promesses.

 
Alors que les annonces et les moyens supplémentaires constituent une bonne base de travail, l’UNEF fera part dans les prochains jours de ses revendications pour améliorer ce plan et obtenir des garanties.

L’UNEF demande enfin que ce plan « réussite en Licence » se traduise par de véritables avancées dans les faits et qu’il s’accompagne de mesures contraignantes permettant son application dans chacune des universités.

Posted by Cerise at 20:55:06 | Permanent Link | Comments (0) |

Mercredi 12 Décembre 2007

Pouvoir d’achat: une promesse socialement injuste et productiviste bien tenue

Il y a urgence. Oui, de plus en plus de personnes n’ont pas de quoi acheter le nécessaire à leur vie quotidienne. Oui, beaucoup de travailleurs ne peuvent plus louer un logement.
C’est inadmissible dans un pays au PIB bien portant comme le nôtre.
 
Quant à l’accès à des produits de qualité, à une nourriture non cancérigène, des vêtements et du mobilier qui ne soient pas produits dans de mauvaises conditions de travail et environnementales, le compte n’y est pas, loin de là.
Transportés trop souvent du bout du monde par avion, il entraînent un coût carbone désastreux pour la planète.
 
Face à ces enjeux, la réponse du président de la république n’est pas à la hauteur.
Que veut dire cette seule et unique réponse : augmenter le pouvoir d’achat des Français ?
Acheter plus, donc produire plus, donc polluer plus : est-ce vraiment l’objectif (le seul qui plus est) à atteindre lorsqu’on se targue d’inaugurer une vraie politique respectueuse de l’environnement ?
Quelques semaines après le Grenelle de l’environnement, les Verts déplorent que le pouvoir d’achat soit la réponse centrale dans la communication présidentielle et gouvernementale.
Axée sur le slogan du « travailler plus pour gagner plus », la politique du gouvernement est inadéquate d’un point de vue environnemental et socialement injuste.
 
Pour répondre de manière responsable, socialement juste et cohérente d’un point de vue environnemental, les Verts proposent :
·         La suppression immédiate des aides aux agrocarburants qui évincent les cultures et exercent une pression à la hausse sur les produits agricoles nécessaires à la fabrication de produits de première nécessité.
·         La mise en place de la taxe carbone dans les meilleurs délais et que celle ci aide à la production et à l’agriculture respectueuses de l’environnement pour en réduire le prix public.
·         L’encadrement des loyers afin de limiter leur augmentation entre les changements de bail.
 
Par ailleurs, les Verts rappellent que le slogan présidentiel oublie d’évoquer les minima sociaux, les petites retraites et les personnes handicapées souvent exclues du marché du travail.
C’est aussi en relevant ces minima et en luttant mieux contre les discriminations à l’embauche que ces situations inadmissibles disparaîtront.
Enfin, la politique du gouvernement menée au cours de ces derniers mois a en effet favorisé le pouvoir d’achat... des plus riches. Les autres n’ont fait que s’appauvrir un peu plus.
Posted by Cerise at 22:56:25 | Permanent Link | Comments (0) |

Dimanche 09 Décembre 2007

«Réussite de tous à l’université : et si on relevait le défi ?»

L'UNEF élit son nouveau président


 

Jean-Baptiste Prévost a été élu ce 8 décembre à l'unanimité pour succéder à Bruno Julliard à la tête de la première organisation étudiante.




Ancien trésorier de l’organisation, Jean-Baptiste Prévost, âgé de 23 ans, est étudiant en Master d’histoire à Paris 1 ainsi qu’en Master à l’IEP de Paris.
 
A cette occasion, le syndicat étudiant s’est fixé un certain nombre de priorités.
L’enseignement supérieur, qui a honorablement réussi sa massification, doit désormais réussir sa démocratisation.
L’UNEF et les étudiants, forts d’un rapport de force renouvelé et des engagements budgétaires obtenus par la mobilisation, ont désormais la responsabilité d’ouvrir un cycle de victoires et d’obtenir des avancées.
Dans ce cadre, l’UNEF entend être non seulement un outil de résistance efficace, mais également un outil de conquêtes ambitieux pour les étudiants.
Dans  le contexte actuel, les étudiants ne peuvent se payer le luxe de la division.

Le mouvement étudiant doit reprendre sa marche en avant vers l’unité, et l’UNEF s’adressera dans les prochains jours aux organisations étudiantes afin d’alimenter cette dynamique.
Enfin, dans les prochains mois, l’UNEF entend se faire la porte parole de toute une génération.

 
 

Les 50 revendications de l'UNEF pour "la réussite des étudiants"


 

A l’issue de la rencontre nationale de l’UNEF organisée samedi 8 décembre et intitulée «Réussite de tous à l’université : et si on relevait le défi ?»,
l’UNEF a rendu publique 50 revendications pour améliorer la réussite des étudiants à l’université et considère que les priorités doivent se situer autour de 3 axes :
 

Augmenter le taux d’encadrement

Il est nécessaire d’aligner progressivement le taux d’encadrement de la licence sur celui des classes préparatoires aux grandes écoles.
Ainsi, l’ensemble des licences doivent comporter 20 heures de cours de plus par semaine minimum, notamment en lettres et sciences humaines.
Quant aux cours en amphi, ils doivent être supprimés en première année et leur volume ne doit pas excéder 40% en troisième année de licence. 
 
Repenser la 1ère année
Pour permettre une réelle transition entre le secondaire et le supérieur, il est nécessaire de repenser en profondeur la première année.
Une réelle pluridisciplinarité au niveau des grands domaines de formation doit permettre une orientation progressive et une découverte des disciplines,
et la première année doit être orientée prioritairement sur les acquis méthodologiques (travail en équipe, langues, informatique et expression orale).
 
Les modes de transmission des savoirs doivent être profondément revus à travers une révolution pédagogique.
Un plan spécifique de soutien pour les publics en difficulté doit être mis en place : dès le premier semestre avec une remise à niveau tant disciplinaire que sur les fondamentaux méthodologiques et au deuxième semestre avec un parcours renforcé pour les étudiants n’ayant pas eu la moyenne au premier semestre.
Enfin, les étudiants en bac techno et pro doivent avoir un soutien spécifique à l’université et être accueillis prioritairement en IUT et en BTS.
 
Mieux préparer à l’insertion professionnelle
La licence doit permettre aux étudiants de maîtriser les fondamentaux indispensables à l’insertion professionnelle.
L’ensemble des licences doit comporter 4 heures de cours de langues hebdomadaires minimum et 1 heure d’informatique.
Enfin, les étudiants doivent être accompagnés dans la construction de leur projet personnel et professionnel dans le cadre d’un module prévoyant en plus des cours de droit du travail et de connaissance de l’entreprise.
 
 
L’UNEF attend que ce plan ne soit pas une énième déclaration de principe et de bonnes intentions et se traduise par de réelles avancées pour les étudiants.
Pour cela il est indispensable que le taux d’encadrement soit augmenté par un recrutement massif d’enseignants chercheurs et de personnels IATOSS
Posted by Cerise at 13:21:05 | Permanent Link | Comments (0) |

Dimanche 02 Décembre 2007

8 Décembre 2007 : Journée Mondiale du Climat !

-30% d’émissions de gaz à effet de serre d’ici 2020, sans nucléaire, c’est possible !
 
Le changement climatique fait peser de nombreux risques sur notre planète :
° Multiplication des catastrophes climatiques (canicule, inondations, tempêtes…) ;
° Montée des eaux qui menace de disparition certains territoires et provoquera l’exode des milliers de « réfugiés climatiques » ;
° Menace sur la faune et la flore et multiplication des catastrophes alimentaires et sanitaires
 
Les fausses solutions que sont :
L’énergie nucléaire (polluante, dangereuse et proliférante)
Les agrocarburants
Les mauvaises orientations comme le « tout autoroute »
sont destinées à soutenir un modèle de développement dévastateur.
 
Elles détournent des financements qui devraient être affectés à la promotion des économies d’énergie, de l’efficacité énergétique et des énergies renouvelables !

Du 3 au 15 décembre se tiendra à Bali la 13
e
conférence internationale des Nations unies sur le changement climatique, pour préparer la suite du protocole de Kyoto.
Au même moment, la France dévoilera le projet de loi issu du Grenelle de l’Environnement.

Pour une véritable justice climatique1, les pays riches doivent s’engager à réduire de 30% leurs émissions de gaz à effet de serre, sans nucléaire, d’ici 2020.

Le 8 décembre, pour la « Journée mondiale du climat », rejoignez la
Parade Climatique à 14h Place du Châtelet pour exiger que les promesses politiques soient enfin tenues !
 
 

1 - Réclamer la « justice climatique », c’est exiger des pays du Nord, émetteurs de gaz à effet de serre, la reconnaissance d’une dette environnementale envers le Sud, qui pourrait par exemple être soldée par le financement des énergies renouvelables au Sud.

Posted by Cerise at 14:56:27 | Permanent Link | Comments (0) |

Vendredi 30 Novembre 2007

Réaction des Verts suite au discours de M. Sarkozy, le 29 novembre 2007

Les Verts dénoncent le discours scandaleux de M. Sarkozy.

Ultra sécuritaire au début, recentré sur le président, chef d’armée à la fin,
son discours fut un grand numéro de prestidigitateur, avec des méthodes qui rappellent celles de leaders dit charismatiques de bien mauvaise augure :
Je te montre ma force, je compatis.
Je prétends la négociation sociale et je ne cède rien.
J’en appelle à la responsabilité politique et je dis que je ne peux rien faire sans négociation avec les autres.

Les Verts rappellent que non seulement la démocratie ne peut se satisfaire d’un tel discours repoussant le contrat social dans ses derniers retranchements,
mais que la question du pouvoir d’achat, centre du propos présidentiel, ne pourra être posée de manière pertinente que si elle l’est pour les plus pauvres, en conséquence avec comme mesures préalables tout au moins :
l’augmentation des minima sociaux et la mise en place de mesures concrètes pour l’égalité effective devant l’environnement, le travail, le logement et l’éducation.
Rien de cet ordre n’est ce soir apparu.
Rien non plus pour résoudre la paradoxe de la croissance et du "toujours plus de production" lié au "travailler plus" si cher au président.
Posted by Cerise at 19:45:11 | Permanent Link | Comments (0) |

Jeudi 29 Novembre 2007

L'UNEF propose la suspension de la grève

En raison des avancées obtenues par les étudiants, l’UNEF appelle donc à la levée des blocages et à la suspension de la grève sous sa forme actuelle.

Cette suspension implique que les étudiants doivent rester vigilants pour que les avancées obtenues se traduisent dans les faits,
et qu’ils sauront à nouveau faire entendre leurs revendications si le gouvernement ne respecte pas ses engagements.
Le rapport de force étudiant doit être préservé et se poursuivre sous d’autres formes,
afin notamment d’obtenir des garanties des universités sur la démocratie ou sur les recrutements de personnels contractuels.

L’UNEF met en garde les étudiants contre les risques de radicalisation et de pourrissement de la mobilisation
et rappelle que la préservation des capacités de mobilisation des étudiants à l’avenir est une priorité.
Nombreuses seront les batailles à mener dans les mois prochains pour préserver le service public d’enseignement supérieur.


L’UNEF condamne fermement toute tentative de répression dans les universités et s’inquiète des provocations policières qui n’auront pour seul effet que d’augmenter le climat de tensions et les violences au sein des universités.
Posted by Cerise at 20:42:27 | Permanent Link | Comments (0) |

Mercredi 28 Novembre 2007

Inégalités face au dérèglement climatique

Le programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), a rendu public le 27 novembre son rapport annuel titré « Climat et pauvreté »

Le PNUD rappelle que le changement climatique est "peut-être la menace la plus grave qui ait jamais pesé sur l’humanité" et s’alarme, alors que "le monde a moins de dix ans pour inverser la situation", du fait que les pays riches, premiers émetteurs de gaz à effet de serre responsables du changement climatique, semblent ne pas réaliser l’urgence de la situation.

Le PNUD alerte sur la situation des plus pauvres, qui paieront le plus lourd tribut de l’inaction : les 40 % de la population mondiale la plus pauvre, soit environ 2,6 milliards de personnes, seront condamnés à un avenir comportant moins d’opportunités.
Le changement climatique accentuera encore les inégalités profondes entre les pays.
Le rapport du PNUD ajoute : "On ne peut pas laisser les plus pauvres du monde couler ou nager grâce à leurs seules ressources, tandis que les pays riches protègent leurs citoyens derrière les fortifications anti-climat".

Le constat du PNUD rejoint le diagnostic des Verts. L’écologie n’est pas un luxe de riches : les premières victimes seront les plus pauvres.
Ne rien faire, c’est laisser s’installer une situation d’apartheid planétaire.
Des dizaines de millions de réfugiés climatiques seraient plongés dans le désespoir pendant que les pays riches, les plus consommateurs d’énergie, se protégeront de la misère derrière des barbelés ?

La conférence mondiale de Bali s’ouvre le 3 décembre pour faire suite au protocole de Kyoto.
A tous les niveaux, il est possible d’engager le changement.

Posted by Cerise at 18:45:22 | Permanent Link | Comments (0) |